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Comment apprivoiser la solitude

 
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chaneline
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Inscrit le: 24 Mar 2009
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Localisation: morbihan

MessagePosté le: Dim 17 Jan - 00:07 (2010)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude Répondre en citant


j'ai trouvé ce texte sur un site.. et je le trouve très intéressant.. alors je vous le partage.. :-)




La solitude


La majorité des êtres humains, de leur plus tendre enfance   jusqu’à la fin de leur vie, ont peur de la solitude et essaient de la fuir. Lorsqu’on demande à de très jeunes enfants ce qui pourrait leur arriver de pire, ils répondent tous que ce serait de perdre leurs parents et de rester seuls au monde.
Encore aujourd’hui, de nombreuses jeunes filles rêvent du prince charmant qui viendra les enlever sur un cheval blanc, les conduira à l’église et leur fera beaucoup d’enfants. Oui, elles veulent encore se marier et être entourées de beaux enfants, et elles n’abandonnent pas facilement leur idéal. Unde perdu, dix de retrouvés, dit le dicton. Les filles vont allègrement d’une histoire de cœur à une autre, y laissant quelques plumes au passage, mais recommençant toujours avec le ferme espoir que cette fois sera la bonne. Quant aux garçons, qui semblent plus froids face au mariage et à l’engagement à long terme, ils se sentent néanmoins in sécurisés lorsqu’ils se font éconduire par la belle de leur cœur. Une amie travailleuse sociale me disait récemment que le taux de suicides à la suite d’une déception amoureuse serait croissant chez les jeunes hommes.
Le problème de la solitude est encore plus évident chez les éclopés de l’amour. Les personnes dans la quarantaine, la cinquantaine et la soixantaine qui sont toujours à la recherche de l’âme sœur se comptent par milliers. Elles cherchent désespérément celui ou celle qui leur fera oublier leurs peines et leurs deuils, malheureusement pas toujours résorbés, et considèrent chaque année de solitude comme une année de perdue. Quant aux personnes du troisième âge qui n’ont pas de partenaire, elles aussi peuvent espérer trouver un compagnon ou une compagne pour partager leur quotidien. Mais elles souffrent plus que d’autres de solitude et d’isolement parce qu’elles ne sont plus sur le marché du travail, parce qu’elles n’ont pas souvent la visite des membres de leur famille ou parce qu’elles se sentent déracinées depuis qu’elles sont en foyer d’accueil.
La solitude est donc un spectre monstrueux qui amène les gens, petits et grands, à adopter des comportements ou à se fixer des objectifs dans le seul but de l’éviter.
Aimer la présence de ses parents est tout à fait légitime pour un enfant. Par contre, l’enfant qui manque de sécurité et qui est terrorisé par l’idée de perdre ses parents pourrait en arriver à organiser toute sa vie en fonction de cette seule perspective. Il s’emploiera, inconsciemment la plupart du temps, à faire la conquête de ses parents ou, le plus souvent, celle du parent du sexe opposé. Dans le livre Petits Gestes et grandes joies, j’ai parlé des besoins de l’enfant et des effets néfastes occasionnés lorsqu’ils n’ont pas été comblés de façon satisfaisante par les parents.
Les besoins fondamentaux de l’enfant sont le besoin de sécurité, celui d’identité, celui d’estime de soi et celui d’aimer et d’être aimé. Ils doivent être comblés de façon satisfaisante, mais pas nécessairement parfaitement, pour que l’enfant assume pleinement sa vie et ne recherche pas toujours la présence d’autres personnes pour combler un certain vide intérieur. Pour bon nombre d’entre nous, ces besoins fondamentaux n’ont pas été comblés au moment opportun. C’est ce qui explique qu’il y ait tant de personnes en détresse (alcooliques, toxicomanes…). On sait cependant que cette lacune se corrige; l’individu carencé qui prend conscience de son problème peut jouer lui-même le rôle de son propre parent.
Les personnes souffrant de carences profondes ont souvent des problèmes de dépendance affective qui les rendent tout à fait incapables d’accéder au bonheur et à la sérénité. Plus que quiconque, les dépendants affectifs ont peur de la solitude. Pour eux, la seule façon d’être bien est de trouver une bouée de sauvetage et de s’y accrocher de toutes leurs forces. Même s’ils réalisent que le bien-être résultant d’une bouée est éphémère et illusoire, ils n’arrivent pas à se sortir de cet enfer. Le problème de dépendance affective est abordé plus en détail au chapitre 9 de ce livre.
D’autres personnes réussissent tant bien que mal à traverser la vie, sans toutefois avoir un sentiment de quiétude. On ne peut pas dire qu’elles souffrent de dépendance affective chronique, mais elles traînent toujours un boulet et se demandent pourquoi elles font tant de compromis pour ne pas être seules, ou pourquoi elles ressentent un vide intérieur lorsqu’elles ne passent pas la majorité de leur temps avec d’autres gens.
Il est très légitime, et sain, pour un être humain de vouloir vivre en couple, avoir des enfants, puis vivre sa retraite entouré d’amis fidèles avec lesquels jouer aux cartes ou au golf peut être très agréable. Le problème n’est pas de désirer de telles choses, mais de se sentir paniqué à l’idée qu’elles ne se concrétisent pas et d’avoir l’impression d’être dans un trou noir si elles ne se produisent pas.
Le problème, aussi, c’est qu’une telle peur de la solitude peut facilement engendrer de mauvais choix, ou faire qu’une personne s’accroche à une situation qui n’est pas du tout favorable à son évolution. La peur de se retrouver seul peut mener aux pires bassesses, et la difficulté d’assumer la solitude entraîne de grands déboires.
Comment transformer cette peur en une alliée? Comment faire marche arrière et se débarrasser de l’idée préconçue que le bonheur exclut la solitude? Comment concilier le fait que la vie en société nous invite à apprendre au contact des autres et le fait que des milliers de personnes vivent seules, sans conjoint ni parents? Ces personnes ont aussi droit au bonheur.
Il n’y a évidemment pas de recettes magiques pour apprivoiser la peur de la solitude et transformer la solitude en une alliée pour accéder à la sérénité quotidienne. Mais en envisageant différemment la solitude, on peut transformer sa vie. Pour cela, cependant, il faut y croire et consacrer le temps nécessaire pour reprogrammer le conscient et l’inconscient. Les attitudes face à la solitude décrites dans les pages qui suivent vous sembleront peut-être trop simplistes pour lutter contre une peur aussi grande que celle de la solitude. Mais faites-en l’essai et observez votre transformation. Ces attitudes touchent à tous les aspects de l’être: physique, mental et spirituel. Elles mettront en action un mécanisme puissant qui vous habite mais que vous n’utilisez peut-être pas efficacement: la volonté. Chemin faisant, quel que soit votre âge, vous réaliserez que votre peur de la solitude s’estompera graduellement. La solitude pourrait même devenir, à votre grande surprise, une denrée précieuse que vous protégerez jalousement.
Le changement d’attitude n’a absolument pas pour objectif de faire de vous des êtres asociaux ou indépendants au point de ne plus vouloir de contacts humains et affectifs avec d’autres personnes, ni de vous amener à éviter toutes formes d’engagement. Il s’agit tout simplement de vous faire prendre en charge votre vie et le temps précieux dont vous disposez en vous rendant capable de bien gérer tous les moments de solitude mis à votre disposition. En faisant la paix avec votre solitude, vous constaterez aussi que vous avez amélioré les moments de rencontre avec les autres, car ces moments ne serviront plus à étancher votre soif d’attachement ou à combler un vide; ils seront plutôt devenus l’occasion de partager du bon temps avec ces personnes, sans exigences ni attentes d’aucune sorte.
De plus, aussi paradoxal que cela puisse paraître, plus les gens aiment être seuls et cultivent ce besoin, plus les autres apprécient leur présence. Esprit de contradiction de l’être humain? Bien sûr que non! Cela tient seulement au fait que les personnes ayant réussi à apprivoiser et à aimer leur solitude dégagent des vibrations harmonieuses qui attirent les autres comme des aimants. Elles tiennent cependant à leurs moments de solitude et doivent demander gentiment aux autres de ne pas les envahir. Ces personnes sont toujours occupées à quelque chose qui les intéresse et ne sentent pas nécessairement le besoin de toujours tout partager.
Si vous avez une très grande peur de la solitude, je saisque vous serez sceptique à l’idée de faire un virage à 180degrés, et que vous pourriez envisager un jour la solitude comme une denrée précieuse. Vous vous dites peut-être qu’il est impossible que vous en arriviez à refuser de voir des gens parce que le moment ne vous conviendra pas et que vous préférerez, à ce moment précis, votre solitude. La seule façon de le vérifier, c’est évidemment de tenter l’expérience. Bien sûr, tout le monde ne développe pas le même goût pour la solitude. Il y a une question de tempérament et chacun a ses préférences.
Mais je peux vous affirmer, sans l’ombre d’un doute, qu’après avoir effectué ce virage, vous ne paniquerez plus devant la solitude et que celle-ci ne vous empêchera plus d’accéder à toutes les petites joies quotidiennes que la vie met gracieusement à votre portée. Les attitudes positives que je propose ici sont aussi très efficaces pour les personnes souffrant de dépendance affective, qui sont toujours très affectées par la peur d’être seules. La transformation des attitudes ne constitue cependant pas, pour ces personnes, lasolution complète à leur problème de dépendance, qui nécessite aussi un travail en profondeur.
Choisir d’être seul
L’une des choses les plus difficiles et des plus frustrantes à vivre est de se faire imposer une situation. Face à une obligation ou à une pression, l’individu a tendance à se sentir oppressé, étouffé, malheureux, et il tente désespérément de changer la situation, même à son détriment. Il est cependant parfois difficile, ou même impossible, de changer une situation. Si votre conjoint veut vous quitter ou qu’un être cher vous est soudainement arraché par la mort, vous ne pouvez pas changer le cours du destin et faire marche arrière. Mais il est tout à fait à votre portée d’adopter une attitude positive face à cet événement et d’en assumer les effets comme si vous aviez choisi cette voie pour votre évolution. Tous les spécialistes de la santé mentale s’accordent pour dire que la façon d’aborder une épreuve est plus importante, et a plus de répercussions à long terme sur la personne qui la subit, que l’événement lui-même.
Le premier pas à effectuer pour vaincre sa peur de la solitude est donc de se dire, de se répéter et, au besoin, d’écrire que l’on choisit sa situation de personne seule, pour quelques heures ou pour quelques années. On refuse ainsi de s’apitoyer sur son sort et d’avoir l’impression de subir la situation.
Vous direz sans doute qu’il est impossible d’affirmer que l’on choisit d’être seul si on a été séparé de l’être cher par le divorce ou par la mort, ou encore si l’on n’a jamais rencontré une personne avec laquelle ona suffisamment d’affinités pour cheminer comme couple. À mon avis, on peut faire une telle affirmation du moment qu’on s’approprie la situation, qu’on la fait sienne. Il faut décider d’en tirer le maximum d’avantages pour soi, quelle que soit la souffrance initiale que nous impose la situation. On peut préférer partager sa vie avec quelqu’un, mais pas à n’importe quel prix. Onpeut souhaiter poursuivre une relation si elle est enrichissante pour les deux partenaires; mais si l’une des deux personnes ne s’y sent plus heureuse, s’accrocher au désir de vivre en couple n’est pas sain.
Pour arriver à s’approprier une situation et la tourner à notre avantage, il est bon de voir avec lucidité l’envers de la médaille. On a souvent tendance à idéaliser ce qu’on n’a pas et, malheureusement, à ne pas voir tous les bons côtés de ce qu’on a. Saviez-vous, par exemple, que les personnes qui vivent seules ou qui sont seules plusieurs heures par jour font souvent l’envie de ceux et celles qui courent toute la journée et qui ont de la difficulté à avoir quelques minutes d’intimité? Savez-vous aussi que bien des gens vivant en couple n’ont rien à se dire et qu’en réalité ils ressentent plus de solitude, à deux, qu’une personne seule avec elle-même?
On vient au monde seul et on quitte la terre seul. Entre ces deux événements que sont la naissance et la mort physiques, une série d’expériences de joies et de peines nous attendent. Ces expériences, qui nous font vivre de fortes émotions, contribuent à renforcer notre individualité, tant psychique que spirituelle. Les détachements se suivent, dans notre vie, à un rythme incroyable. Apprendre à vivre les détachements de toutes sortes est un apprentissage important pour apprécier la solitude.
Parallèlement à la démarche visant à être suffisamment détaché pour ne pas vivre dans la peur de perdre des êtres chers, ou même certains objets matériels, l’être humain doit aussi cultiver un grand nombre d’intérêts pour remplir, avec joie, toutes les années qui lui sont accordées pour évoluer. Les êtres passionnés n’ont jamais peur de la solitude.
On dit souvent que la retraite se prépare dès le plus jeune âge. En effet, les personnes qui développent leurs talents et qui prennent le temps de découvrir les multiples splendeurs de l’univers ont rarement peur de la solitude. Certains passe-temps exigent de la patience etprocurent des heures de plaisir solitaire. On peut s’adonner à des activités fort complexes, ou faire de simples casse-tête.
Ma mère, décédée à l’âge de 88 ans, s’est amusée jusqu’à la toute fin de sa vie à faire des mots croisés; elle s’intéressait à l’actualité en lisant des journaux et suivait fidèlement ses émissions de télévision préférées. Chaque jour, elle accomplissait son petit rituel d’exercices d’assouplissement et aimait se détendre dans un bain parfumé. Elle a vécu ainsi plusieurs années toute seule dans un petit appartement; pour rien au monde elle n’aurait voulu perdre ce qu’elle appelait son intimité. Certaines personnes ne jouissent pas d’autant d’autonomie jusqu’à la toute fin de leurs jours; elles peuvent néanmoins se trouver un petit coin de paix, même dans un foyer pour personnes âgées, afin de profiter pleinement de ce qui suscite leur intérêt.
Il y a quelques années, alors que je souffrais moi-même de solitude et que j’envisageais avec horreur l’idée de rester vieille fille, j’ai décidé de faire du bénévolat dans un hôpital pour malades chroniques. J’y ai fait la connaissance de Bill, un être absolument extraordinaire. Il est paraplégique et vit à cet endroit depuis plus de 25 ans. À la suite d’un accident d’automobile à l’âge de 40 ans, lui qui était célibataire et qui avait toujours mené une vie active, il s’est retrouvé cloué dans un fauteuil roulant, sans personne pour l’accueillir. Pour quelqu’un de plutôt sportif et aimant beaucoup voyager, la vie a donc basculé d’un seul coup. Bill aurait pu sombrer dans le désespoir, et même songer au suicide. Au contraire, il s’est mis à cultiver le plaisir d’être seul. Il m’a confié ceci: «Avant mon accident, j’ai vécu à cent milles à l’heure et j’ai souvent brûlé la chandelle par les deux bouts; depuis, j’apprends à développer les ressources qu’il me reste et je m’occupe à des passe-temps plus intellectuels.» Par exemple, Bill participe à des tournois d’échecs par correspondance et il a appris plusieurs langues, qu’il enseigne à d’autres patients. Il fait aussi beaucoup de méditation et lit tous les livres qu’il n’a jamais eu le temps de lire auparavant.
Mais le plus étonnant, dans l’histoire de Bill, concerne les femmes. Bill m’avait raconté qu’avant son accident il aimait beaucoup avoir une amie de cœur, mais que, depuis qu’il était paraplégique, il avait renoncé à cet aspect intéressant de la vie. Quelle ne fut pas ma surprise, quelques années après avoir fait sa connaissance, de constater qu’il avait commencé à fréquenter une belle jeune femme, de plusieurs années sa cadette, et que celle-ci ne demandait pas mieux qu’il vive auprès d’elle. Bill poursuivit la relation pendant quelque temps, s’offrant même des fins de semaine complètes hors de l’hôpital. Il décida tout de même de demeurer dans le centre hospitalier où il était depuis son accident. Il m’avoua qu’il n’avait pas envie de renoncer à sa vie de célibataire, malgré ses sentiments profonds et sincères pour sa tendre amie. Il avait aussi perçu, entre eux, un décalage intellectuel qui, selon lui, créerait des difficultés d’adaptation encore plus importantes que cellesqu’occasionnerait son handicap. Je suis vraiment demeurée béate de surprise et d’admiration lorsque Bill me fit part de sa décision de ne pas convoler en justes noces et de sa préférence pour sa solitude sereine. Quel cheminement et quelle force intérieure!
Comme vous pouvez le constater, on peut bel et bien décider de choisir sa solitude, quels que soient les événements que la vie nous réserve et quel que soit notre âge. Si vous avez un gros poids sur le cœur, prononcez ces mots: Je choisis d’être seul aussi longtemps que ce sera bénéfique à mon évolution, et je suis déterminé à être heureux et à tirer le meilleur parti de chaque moment de solitude mis à ma disposition. Vous vous sentirez déjà plus léger.
Améliorer son environnement
Qu’il soit seul ou non, l’être humain a toujours intérêt à créer un environnement qui favorise le bien-être et le sentiment de sécurité. Les gens qui appréhendent la solitude ont souvent des commentaires révélateurs. Ils ont peur, par exemple, d’avoir froid ou de trouver la maison bien vide. En portant attention à nos propres commentaires concernant lapeur d’être seul, on trouve souvent des moyens de la combattre.
Lorsque nous étions dans le ventre de notre mère, nous nous sentions en sécurité et bien au chaud. Pas étonnant que le froid nous rende mal à l’aise. Quelqu’un qui a les pieds gelés, par exemple, peut ressentir un tel inconfort qu’il sera incapable de trouver le sommeil et se mettra à angoisser. Il est donc important de créer autour de soi et en soi des conditions favorables à un climat de sécurité et de chaleur. Voici des suggestions bien simples: de bons bas de laine réchauffés dans la sécheuse, une couverture chauffante ou un «sac magique». Rien de tel, aussi, qu’un bon bain chaud pour retrouver la paix et la sérénité, et chasser toutes les idées noires.
Si vous vivez seul, assurez-vous de chauffer suffisamment votre maison, faites un feu dans la cheminée ou installez des lumières chauffantes à la sortie de la douche. Ces petits détails contribueront à rendre votre vie plus agréable. Un lit confortable est aussi quelque chose de très important. Les personnes qui ont peur de la solitude ont souvent peur d’aller se coucher parce qu’à ce moment-là elles ressentent plus d’angoisse. Une telle réaction est tout à fait normale et est souvent liée à des peurs d’enfance. Pour combattre ce problème particulier, rien de tel qu’une chambre aux couleurs correspondant à ses goûts, un lit douillet recouvert d’une couette naturelle et des oreillers moelleux sur lesquels se laisser aller à de beaux rêves. Pour avoir un lit confortable, les draps en flanelle de coton sont toujours plus accueillants que tout autre tissu. Les beaux draps de percale, qui contiennent du synthétique, vous glaceront l’hiver et vous feront transpirer en été. Un détail aussi simple que le tissu des draps peut donc contribuer à diminuer la tension intérieure et à favoriser le sommeil. Quant à moi, je garde toujours quelques branches d’eucalyptus à côté de mon lit, car leur odeur m’enivre plus qu’un bon vin.
L’environnement sonore peut aussi être déterminant dans le combat livré à la peur de la solitude. À chaque personne de trouver ce qui lui convient. Personnellement, je vis seule à la campagne, où le chant des oiseaux et le vent dans les arbres constituent la meilleure thérapie d’adaptation à la solitude. Ma copine Mireille, elle, préfère vivre en pleine ville où elle perçoit le mouvement des gens, le va-et-vient des automobiles, et où toutes les commodités de la vie se trouvent à proximité de sa résidence. Elle me disait récemment qu’elle ne se sentirait pas à l’aise dans un endroit comme le mien alors que, de mon côté, je me sentirais agressée par les bruits urbains.
La musique fait évidemment partie de notre environnement sonore et peut sans contredit améliorer notre qualité de vie. Par exemple, du Mozart est un «antidépresseur» efficace dans toutes circonstances. Certaines pièces musicales, comme les chansons de la Compagnie Créole, donnent le goût de danser, alors que d’autres ouvrent les robinets des glandes lacrymales. Après tout, ce n’est pas parce qu’on est seul qu’on doit se couper de ses émotions. Un truc à peu près infaillible pour chasser la peur de la solitude, surtout à l’heure du coucher, c’est d’écouter une cassette de relaxation, avec ou sans paroles. La plupart du temps, on ne se rend même pas jusqu’au bout de la cassette. On en oublie vite sa crainte, on se détend très rapidement, puis on plonge dans un sommeil réparateur.
L’environnement se compose aussi de tous les petits accessoires qui font de notre chez-soi un endroit unique et à notre image. Photos de famille, de voyages ou d’amis de longue date, éléments décoratifs particuliers, cadeaux précieusement conservés, plantes dont on s’occupe avec attention, vaisselle et napperons de fantaisie pour égayer la salle à manger et, pourquoi pas, un piano qui n’attend que notre bon vouloir pour nous chanter la sérénade.
Les personnes qui choisissent leur solitude au lieu de la subir savent en général se créer un environnement confortable, accueillant et chaleureux. Si la maison leur semble soudain trop grande ou trop vide, elles n’hésiteront pas à déménager dans un endroit plus intime, ou changeront les meubles de place et garniront les coins trop déserts avec des nouveautés stimulantes, une cage à oiseau, par exemple, ou un chevalet invitant à l’art de la peinture. L’avantage de vivre seul, c’est qu’on n’a pas besoin de tout négocier pour aménager son environnement. Non qu’il soit désagréable de choisir meubles et tapis avec son partenaire ou colocataire, mais le fait d’être seul maître à bord procure un sentiment de contrôle et de liberté très appréciable.
Cultiver les contacts affectifs
Vivre seul ne veut pas dire se couper de toute vie affective. Il est au contraire très sain de rechercher l’affection, car les échanges d’ordre affectif énergisent.
Pour une personne vivant seule, l’une des façons les plus simples de multiplier les contacts affectifs, c’est d’avoir un animal de compagnie. Ceux et celles qui me connaissent, ou qui ont lu mes livres précédents, savent l’importance qu’ont dans ma vie mes deux chats, Chaton et Filou, et ma chienne golden retriever, maintenant âgée de trois ans. Une mise en garde s’impose cependant: un animal de compagnie n’est pas un objet ou un jouet que l’on prend selon son bon vouloir et que l’on range pour quelques jours lorsque sa présence ne nous est pas nécessaire. Les animaux nous apportent beaucoup et nous apprennent énormément de choses sur la vie. Par contre, ils demandent de l’attention et des soins quotidiens. Ils requièrent eux aussi leur dose d’affection, sinon ils peuvent devenir agressifs ou distants.
Les chats ont parfois mauvaise réputation à ce sujet. Des gens vont même jusqu’à dire qu’ils sont hypocrites parce qu’ils sont imprévisibles. Ils vantent la fidélité des chiens et la prévisibilité de leur comportement, et conseillent de se méfier des chats. Par expérience, je peux vous dire que de telles généralisations sont à éviter. Un animal, quelle que soit sa race, est un individu différent des autres. Malgré ses caractéristiques génétiques, il sera en grande partie à l’image de ce qu’on lui aura inculqué. Mes deux chats sont des boules d’affection incroyables. Chaque soir, ils m’attendent, tout comme ma chienne d’ailleurs, pour m’accueillir à mon retour du travail. Ils ne manquent jamais une occasion de venir se blottir sur mes genoux ou sur ma poitrine en ronronnant de satisfaction. Un gros chat câlin sur soi est une merveilleuse thérapie lorsqu’on a du chagrin. C’est comme s’il absorbait une partie du chagrin sans en être affecté luimême.
Il n’y a évidemment pas que les animaux pour avoir des contacts affectifs enrichissants. N’ayant pas d’enfants, je me suis quand même créé un réseau de petits enfants vivant autour de chez moi. Il y a les jumeaux roumains, qui me racontent leurs mésaventures dans leurpays natal, avant leur adoption par une famille québécoise; les petites sœurs Charlotte, trois ans, et Catherine, sept ans, qui ne manquent jamais de venir me voir pour faire la causette, mais surtout pour flatter la belle Soleil qui en raffole; et tous ces enfants dont j’ignore les prénoms mais qui me font toujours un grand sourire et m’envoient la main chaque fois que je passe avec ma voiture, la vitre baissée, et leur souhaite une bonne journée.
Le besoin d’être touché, affectivement et physiquement, mais sans connotation sexuelle, peut être assouvi par un simple soin du corps, comme un bon massage. Se faire faire par une esthéticienne un soin du visage avec des huiles essentielles peut apporter beaucoup sur ce plan. Autrefois, de tels soins étaient plutôt réservés aux femmes, mais de plus en plus d’hommes comprennent leur utilité et n’hésitent pas à parler ouvertement des soins esthétiques qu’ils reçoivent.
La petite fée Louise, mon esthéticienne, me confiait d’ailleurs récemment que les hommes sont de plus en plus conscients de l’effet bénéfique qu’a un soin du corps sur le caractère de leur compagne, et l’invitent à prendre rendez-vous. Ils profitent souvent plus de l’effet apaisant des soins sur leur compagne que du plaisir d’admirer le résultat visuel. À mon avis, une telle approche thérapeutique a sûrement le même effet sur la personne vivant seule. L’effet est peut-être encore plus grand chez elle parce qu’elle ne peut pas se coller sur un partenaire pour recevoir des montagnes de petits becs en guise de manifestations affectives.
Le contact affectif peut aussi être vécu très simplement, par la rencontre d’un regard ou d’un sourire joyeux, par une poignée de main chaleureuse, en faisant un compliment à quelqu’un ou en téléphonant à une personne vivant au loin. L’échange de lettres et de cartes de souhaits cultive grandement le contact affectif. Avez-vous remarqué comme on se sent heureux lorsqu’on reçoit une carte postale ou une lettre d’un ami? Les relations épistolaires sont malheureusement moins fréquentes aujourd’hui; pourtant, elles sont toujours un gage de grandes joies lorsqu’on se donne la peine d’y consacrer un peu de temps. L’été dernier, j’ai rencontré Hans, un jeune homme de 20 ans qui faisait un stage en hôtellerie à l’auberge Les Quatre Temps, un magnifique centre de thalassothérapie à Lac-Beauport, près de Québec. Ce jeune homme entretenait une correspondance assidue avec une vingtaine de personnes dans différents pays à travers le monde. Il ne s’ennuyait jamais et aspirait à rencontrer un jour tous ceux et celles avec qui il correspondait depuis quelques années déjà.
Pour des contacts affectifs très enrichissants, on peut rendre visite à des personnes âgées dans un foyer ou à des malades chroniques. J’ai eu la chance de vivre, il y a à peine deux mois, une expérience extraordinaire lorsque ma copine Louise et moi sommes allées voir sa mère, qui résidait dans un foyer. À tour de rôle, Louise et moi avons joué du piano et fait chanter les résidantes, qui ne cessaient de nous remercier de notre visite amicale. J’ai même dansé la valse avec une charmante dame, qui a semblé beaucoup apprécier. Louise et moi gardons de précieux souvenirs de cette journée inoubliable, d’autant plus qu’il y a quelques jours la maman de ma copine est décédée et que cette chance ne se reproduira pas, du moins pas avec elle. Je compte bien retourner de temps à autre faire une petite visite à cet endroit et jouer quelques mélodies du bon vieux temps pour faire chanter ou danser les pensionnaires. Ces personnes demandent si peu à la vie; pour elles, une simple visite constitue un véritable rayon de soleil.
En donnant de l’affection, on en reçoit au centuple, et on se sent vraiment moins seul. La vie nous offre plein d’occasions d’avoir des contacts affectifs, mais nous nous fermons souvent les yeux et préférons nous concentrer sur un manque affectif en particulier. Si vous avez soif et qu’il y a de l’eau à profusion autour de vous, auriez-vous le réflexe de vous empêcher de boire parce que vous n’avez envie que d’un jus de pomme ou d’un verre de lait mais n’en avez pas sous la main? Cette question peut vous sembler amusante et même loufoque, mais c’est précisément ce que nous faisons lorsque nous nous apitoyons sur notre pauvre sort de personnes seules; nous nous privons de nous abreuver au puits d’affection et d’amour que la vie met à notre disposition de mille et une façons.
Vivre un jour à la fois
La panique peut facilement nous gagner si on envisage la solitude comme quelque chose qui peut durer des mois, des années ou même tout le restant de notre vie. Choisir sa solitude, s’aménager un environnement adéquat et cultiver les contacts affectifs sont certes des moyens efficaces pour faire baisser la tension chez une personne qui a peur de la solitude. Cependant, ces attitudes positives ne viennent pas toujours à bout de cette peur si elle est bien ancrée en cette personne.
La peur d’un événement, d’une situation, se situe beaucoup plus dans l’appréhension du futur que dans le fait de traverser l’événement lui-même. Si vous ressentez une grande peur de la solitude mais réussissez à bien planifier votre emploi du temps pour aujourd’hui, en ne pensant ni à demain, ni à la semaine prochaine, ni encore moins à la prochaine fête de Noël, vous diminuerez instantanément la pression qui vous habite. De toute façon, vous ne savez même pas si vous serez vivant demain ou l’année prochaine, alors pourquoi vous torturer avec des pensées négatives sur l’avenir?
On peut envisager des projets personnels à court, moyen et long terme, des projets qui n’impliquent pasnécessairement d’autres personnes et qu’on peut contrôler presque totalement. De tels projets nourrissent notre créativité et notre capacité de planification sans toutefois nous mettre de la pression. Envisager la solitude à court, moyen et long terme peut être sain lorsqu’on s’est réconcilié avec elle et qu’on a compris qu’elle constitue un avantage dans notre vie. Mais avant d’avoir atteint cette étape, la meilleure approche consiste très certainement à ne prendre les choses qu’un jour à la fois. Il s’agit, somme toute, de la même technique qu’utilisent avec succès les personnes qui veulent se libérer de leur dépendance à l’alcool ou à la drogue. Cette approche a fait ses preuves depuis longtemps et peut certainement être efficace dans la lutte contre la peur de la solitude.
Lorsque le sentiment de panique devient intense, pour vous aider à mettre en pratique l’attitude de vivre un jour à la fois, posez-vous la question suivante: Comment est-ce que je vivrais la journée actuelle si je savais qu’il s’agit de la dernière journée de ma vie? Pour répondre à cette question, il y a une condition: vous ne pouvez compter que sur vous-même pour bien combler ce court temps qu’il vous resterait à vivre. Si l’occasion se présente de voir certaines personnes parce qu’elles en ont le goût et le temps, c’est à vous de décider si c’est bien la façon dont vous voudriez passer votre dernière journée. Mais s’il n’y a personne, pourquoi ne pas prendre rendez-vous avec vous-même et avec vos passe-temps les plus passionnants? Personnellement, en réponse à la question, je pense que je passerais une partie de ma journée à méditer et à observer ce qui m’entoure, puis je rédigerais un genre de testament pour mes lecteurs et lectrices afin de leur léguer mes impressions sur cette expérience de ma dernière journée de vie.
Être seul, mais pas isolé
La dernière attitude, mais non la moindre, qu’il est profitable de développer face à la solitude, c’est de faire la différence entre être seul et être isolé. Je l’ai déjà mentionnée, mais j’insiste sur cette réalité: on peut être entouré de gens et se sentir plus seul que si on était physiquement isolé des autres.
On dit des personnes souffrant d’autisme qu’elles sont coupées des autres et sont enfermées dans un monde qui exclut toute intrusion humaine. Des thérapeutes travaillant auprès d’autistes ont cependant constaté qu’on peut souvent établir un contact avec eux par l’approche de la zoothérapie. Il semble en effet qu’un lien émotionnel se crée assez facilement entre l’animal et l’autiste. Une fois ce contact avec l’animal établi, on arrive parfois à aider la personne à sortir partiellement ou complètement de sa prison.
Le fait d’être physiquement seul ne devrait pas entraîner un sentiment d’isolement lorsque cette solitude est vécue sainement et dans un contexte de vie où règnent le bonheur et la joie de vivre. Nous avons souvent l’impression que ceux et celles qui vivent en couple, ou dans une famille nombreuse, ont plus de chances d’être heureux en raison des nombreux contacts humains dans leur vie personnelle. On pourrait aussi penser que le fait de travailler à l’extérieur et de côtoyer quotidiennement beaucoup de monde contribue à combler un certain vide intérieur.
L’observation des gens heureux et qui ont un contact positif avec leur solitude démontre au contraire qu’être constamment entouré de gens n’est absolument pas une condition sine qua non à l’épanouissement et à la maturité émotionnelle. Pensons à certains artistes adulés par leur public et qui trouvent difficile de se retrouver seuls après un spectacle ou après une tournée de quelques mois. Pour ces artistes, le public peut constituer une véritable drogue sans laquelle ils ont du mal à retrouver leur équilibre. Inversement, des chercheurs solitaires ou encore des écrivains vivant presque en retrait du monde disent qu’ils ne voient pas le temps passer et qu’ilssont même mal à l’aise au sein d’un groupe, aussi sympathique soit-il.
J’ai déjà mentionné, dans Petits Gestes et grandes joies, les bienfaits d’Internet pour les personnes vivant seules. Non que je veuille me faire l’apôtre de la technologie moderne, mais il faut bien être de son temps! De plus, pourquoi ne pas profiter de cette petite merveille qui, bien utilisée, révolutionne le monde? Tout en restant tranquillement chez soi, on a maintenant accès à des banques de données pratiquement illimitées. On peut entrer en contact avec des milliers d’individus à travers le monde qui partagent les mêmes intérêts; on peut enrichir son bagage culturel, et tout cela sans avoir à faire de grosses dépenses comme celles occasionnées par les voyages. Bien sûr, on ne peut comparer le fait d’aller à Paris pour visiter le Louvre et la consultation d’un site Internet du musée. Par ailleurs, on peut se servir de ce véhicule informatique pour mieux planifier ses voyages, par exemple en obtenant de l’information de personnes ayant déjà fait le type de voyage qui nous intéresse.
Pour ceux et celles qui y croient, le sentiment d’être isolé peut être complètement supprimé de l’existence en apprenant à se mettre en contact avec toute l’énergie cosmique et avec tous les êtres vivants au sein de la Création. Ici, «êtres vivants» ne veut pas nécessairement dire <<êtres incarnés sous une forme physique>>. Les personnes qui, comme moi, ont développé la capacité d’entrer en contact avec leurs guides invisibles ou leur ange gardien, ou qui établissent une forme de communication avec des êtres chers décédés, ne se sentent jamais seules et vivent des expériences merveilleuses tout au cours de leur existence.
Cette faculté d’entrer en contact avec l’invisible peut se révéler instantanément chez certaines personnes, même à un âge très tendre. Pour la plupart d’entre nous, cependant, elle se développe graduellement, parallèlement à l’ouverture de notre conscience au regard des réalités non palpables de la vie. C’est notamment à cette connaissance de la réalité invisible que nous invitent les livres La Prophétie des Andes, de James Redfield, et LePèlerin de Compostelle, de Paulo Coelho.
La communication avec l’invisible peut se faire différemment d’un individu à un autre et il n’y a donc pas de chemin unique pour y accéder et en jouir pleinement. Personnellement, je sens la présence de mon guide depuis plusieurs années et il se manifeste toujours de la même façon. Sans que j’y pense ou que je m’y attende, je sens soudainement un vent frais autour de mon oreille gauche. Je fais alors une pause et demande d’être réceptive au message que mon guide veut me transmettre.
Évidemment, je n’ai pas compris le phénomène de cette manifestation dès le premier jour; il m’a fallu quelques années avant de bien le comprendre. Ceux qui ne croient pas à cette réalité pourraient penser que tout cela n’est qu’imagination et fumisterie. Je leur réponds que l’interprétation du phénomène m’apparaît plutôt secondaire. Ce qui importe, c’est que, régulièrement, je fais une pause et m’ouvre à ce qu’on a à me dire, quel que soit l’auteur du message. Cet auteur pourrait même être une partie de mon inconscient, selon la perception qu’ont les sceptiques de tels phénomènes.
Sur le plan de la réalité invisible, il est aussi possible de s’ouvrir à un monde de fantaisie et de magie qui dépasse tout ce que vous pouvez imaginer. En vous intéressant aux petits êtres de l’essentialité que sont les gnomes, les salamandres, les ondines, les elfes et les fées, vous pourriez vivre des expériences amusantes qui vous laisseront sans doute perplexe et songeur. Mon exconjoint, qui a assisté plus d’une fois à mes incantations pour appeler les êtres de l’essentialité, a été le témoin de phénomènes inexpliqués à la suite de ces communications plutôt inusitées. Il dit qu’il ne comprend pas bien ces phénomènes étranges, mais qu’ils l’incitent à la réflexion et, surtout, à ne pas rejeter du revers de la main tout ce qui ne lui est pas connu et familier.
J’aimerais vous raconter une histoire un peu invraisemblable survenue quelques jours après le décès de ma première chienne Soleil, qui, comme je l’ai mentionné au début de ce livre, a été un détachement extrêmement difficile à accepter pour moi. Le lendemain du décès, en novembre 1993, j’écoutais le bulletin d’information avec mon conjoint et j’entends que M. Gérard D. Lévesque, homme politique bien connu au Québec, était décédé le même jour que ma Soleil. On parlait de M.Lévesque comme d’un être sensible et bon qui semblait apprécié par tous ceux qui avaient travaillé avec lui ou l’avaient eu comme ami. Sans vraiment penser à ce que je faisais, mais croyant à la survie des âmes humaines et animales après le décès du corps physique, j’ai demandé à M. Lévesque de prendre soin de ma belle Soleil partie pour l’au-delà le même jour que lui. J’ai fait part de cette prière à mon conjoint. Lui qui avait bien connu M. Lévesque, il a trouvé ma réflexion un peu bizarre dans les circonstances. Je n’ai pas insisté, mais j’ai continué à penser intensément à ma requête.
Environ quatre ou cinq jours plus tard, je suis allée chez le vétérinaire pour faire vacciner l’un de mes chats. Je lui ai demandé s’il trouvait exagérée ma réaction émotive à la perte de mon chien. Il me rassura sur ma santé mentale et manifesta beaucoup d’empathie face à ma peine. Il m’expliqua que lorsqu’elles perdent un enfant, certaines personnes reportent, pendant un certain temps, toute leur attention et leur affection sur un animal ayant appartenu à l’enfant, comme si l’enfant continuait de vivre à travers l’animal qu’il chérissait. Il ajouta que je n’étais pas la seule à réagir fortement à la perte d’un animal, et que certaines personnes tentaient même désespérément de prolonger la vie de leur animal, ne se résignant pas à le laisser partir pour l’autre monde.
Il me parla notamment d’un homme dont le chien était atteint de la même maladie que Soleil et qui l’avait supplié de le garder en vie aussi longtemps que possible. Cet homme lui avait dit que son chien était le seul à l’accueillir lorsqu’il rentrait tard le soir et qu’il lui tenait compagnie le matin lorsqu’il devait quitter la maison très tôt et que tout le reste de la maisonnée était encore dans les bras de Morphée. L’homme était tout à fait sain et équilibré, me dit le vétérinaire; c’était quelqu’un de bien connu et respecté du public. Quel ne fut pas mon étonnement lorsqu’il me révéla son nom: Gérard D. Lévesque, celui-là même à qui, quelques jours auparavant, j’avais confié ma Soleil. Quelle coïncidence étrange que M. Lévesque et moi ayons eu le même vétérinaire et ayons eu à traverser une difficulté de parcours semblable. Et quelle autre coïncidence que le vétérinaire ait choisi, parmi tant d’autres, de me parler de cette expérience particulière.
Mettant mon orgueil de côté, je décidai de raconter mon histoire au vétérinaire. Sa réponse me fit chaud au cœur: «Michèle, ta chienne Soleil ne peut être entre de meilleures mains que celles de Gérard D. Lévesque». Je n’oublierai jamais cette réaction si humaine et dénuée de tout jugement de valeur. Elle me fit tellement de bien que je ne remis plus jamais en doute que ce rêve fût possible, malgré son côté inusité.
Comme vous avez pu le constater, la fantaisie et l’imaginaire sont des outils précieux pour combattre la peur de la solitude. On dit que les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Vous pourriez penser que cette locution célèbre est dénuée de sens et qu’au contraire les jours sont composés des mêmes gestes routiniers qui font de notre vie une histoire monotone qu’il nous faut bien vivre parce que nous en sommes le personnage principal. Le fait de tisser des liens, et de les entretenir, avec les êtres vivants de l’Univers, qu’ils soient visibles, comme les gens de notre entourage, la faune et la flore, ou invisibles, comme les personnes décédées, les anges ou les êtres de l’essentialité, est une excellente façon de briser la monotonie et, surtout, de cultiver le sentiment de n’être jamais seul.
Cette façon d’interagir avec tout ce qui vit peut, à l’occasion, causer quelques inconvénients. Ma grande amie Yvonne, qui est médium et qui parle ouvertement de ses longues conversations avec les âmes désincarnées, m’a dit un jour qu’elles avaient envahi sa maison au point qu’elle avait dû leur demander, gentiment, de s’éloigner un peu parce qu’elle ressentait le besoin de se retrouver toute seule pendant un certain temps. Si elle avait raconté cette histoire à des sceptiques, ils auraient probablement pensé qu’elle commençait à travailler du chapeau et lui aurait peut-être même suggéré de consulter un spécialiste de la santé mentale.
Pourtant, Yvonne converse ainsi avec les êtres invisibles pour nous mais visibles pour elle, depuis sa plus tendre enfance, et elle a maintenant 90 ans. Elle a vécu seule jusqu’à l’âge de 40 ans, puis a été mariée durant une douzaine d’années. Lorsque son mari est décédé, elle a choisi de poursuivre sa route toute seule et n’a jamais, dit-elle, ressenti le besoin de reprendre la vie commune avec un conjoint. C’est une personne rayonnante de santé physique et mentale, plus lucide que bien des gens plus jeunes qu’elle et complètement autonome. Elle ne s’ennuie jamais et ne se sent jamais seule. Elle fait preuve aussi d’une grande sagesse et d’un jugement peu commun par rapport à tous les problèmes existentiels de la vie. Yvonne attribue une partie de cette sagesse au bagage d’évolution qu’elle avait déjà au moment de sa naissance, mais admet avoir beaucoup appris en écoutant ce que ses guides lui ont confié.
Si vous ne vous sentez pas très à l’aise avec cette approche inusitée, vous pouvez, sans risque de vous tromper, faire une programmation pour demander à la vie de vous ouvrir les yeux et les oreilles à tout ce qui est susceptible de contribuer à votre évolution et à l’épanouissement de toutes vos facultés.
Je n’oublierai jamais le film Le Prisonnier d’Alcatraz, qui illustre bien le pouvoir de l’ouverture à la vie. C’est l’histoire, véridique, d’un prisonnier dans la prison à sécurité maximale de l’île d’Alcatraz d’où personne ne s’est jamais échappé. Un jour, il trouva un oiseau blessé dans la cour de récréation. Il mit l’oiseau dans sa poche et l’emporta dans sa cellule à l’insu des gardiens. Il réussit à sauver la vie de l’oiseau en lui donnant du pain et de l’eau, et s’en fit un ami. Lorsque l’incident fut connu, on permit au prisonnier de garder l’oiseau auprès de lui et, à sa demande, on lui fournit des livres sur l’ornithologie. En quelques années, le prisonnier d’Alcatraz devint l’un des plus grands ornithologues du monde. Il consacra le reste de sa vie à cette science merveilleuse, qu’il fit progresser grandement.
Il est difficile d’imaginer une personne plus seule et plus isolée que ce prisonnier de l’île d’Alcatraz confiné à sa cellule pour le restant de sa vie. Il sut pourtant établir un contact avec le petit être fragile et vulnérable qu’était l’oiseau blessé que la vie avait placé sur son chemin. Il aurait pu ignorer l’oiseau ou, pire encore, retourner sur lui sa hargne et sa frustration. Au contraire, son attitude positive d’ouverture à la vie le conduisit à accomplir un destin beaucoup plus grandiose et utile que celui qui aurait probablement été le sien à l’extérieur de la prison. Les voies de la vie sont parfois mystérieuses, mais notre volonté de comprendre les messages qui nous sont destinés nous conduit toujours à bon port.

http://www.michelemorgan.ca/page-solitude.htm

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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 00:07 (2010)    Sujet du message: Publicité

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avenirheureux



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Inscrit le: 04 Nov 2009
Messages: 42

MessagePosté le: Dim 17 Jan - 14:37 (2010)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude Répondre en citant

merci

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harriet



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MessagePosté le: Mar 2 Mar - 19:57 (2010)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude Répondre en citant

Très beau texte et très réconfortant pour moi qui suis seule depuis quelque temps et qui le vis plutôt mal, c'est de l'actrice Michèle Morgan ?
Bonne soirée


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indira6073



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MessagePosté le: Sam 8 Mai - 10:45 (2010)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude Répondre en citant

toujours extraordinaire Chaneline pour savoir expliquer toutes situations dans les moindres détails et qui est tellement vrai.
QUEL BEAU TEXTE
je n arrive pas à maîtriser la solitude car toujours malade , suis par obligation dans l isolement à mon domicile, plus envie de parler
car je ne veux pas ennuyer personne, mon accident médical n et pas résolu et  pas de guérison envisageable pour l instant.
découverte du faux compte rendu opératoire du médecin, sur lequel ressort une mutilation qui handicape ma vie quotidienne.
après 3 cancers c est trop. je vis mais n existe pas.
J ai envie de partir au loin pour d autres horizons mais voilà j ai des soins encore et encore qui me retiennent là où je suis.

Très bon week end.
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chaneline
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MessagePosté le: Lun 17 Mai - 21:02 (2010)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude Répondre en citant

indira6073 a écrit:
toujours extraordinaire Chaneline pour savoir expliquer toutes situations dans les moindres détails et qui est tellement vrai. QUEL BEAU TEXTE
je n arrive pas à maîtriser la solitude car toujours malade , suis par obligation dans l isolement à mon domicile, plus envie de parler
car je ne veux pas ennuyer personne, mon accident médical n et pas résolu et  pas de guérison envisageable pour l instant.
découverte du faux compte rendu opératoire du médecin, sur lequel ressort une mutilation qui handicape ma vie quotidienne.
après 3 cancers c est trop. je vis mais n existe pas.
J ai envie de partir au loin pour d autres horizons mais voilà j ai des soins encore et encore qui me retiennent là où je suis.

Très bon week end.




la solitude est difficile a apprivoiser .. surtout lorsqu'elle nous es imposée .. j'aurai preferé te donner une clé pour te sortir de la..  que d'essayer de t'apprendre la solitude..

la santé est tellement importante dans la vie et lorsque nous  sommes .en bonne santé, . on ne s'appercoit meme pas de la chance que l'on a..
je t'envoi des milliers d'ondes positives et d'amour  en esperant que cela t'atteigne et t'aide a guerir..

as tu essayé le reiki?? pour ton soucis??

tres belle soirée


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indira6073



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Localisation: annecy

MessagePosté le: Mar 18 Mai - 10:14 (2010)    Sujet du message: merci Répondre en citant

 la solitude que je n ai pas choisie m oppresse et devient obsessionnelle, voire insupportable.

tu as raison Chaneline la santé est primordiale mais je ne peux me diriger vers le REIKI car je n ai pas les moyens et malheureusement je dois palier à une mutilation (suite erreur médicale) et rien ne peut faire ni remplecer le morceau qui me manque pour vivre normalement au quotidien car ce n est pas dans ma tête.

merci beaucoup pour tes paroles d encouragement, j espère que ma détermination et mes sacrifices ne seront pas vains et qu une petité étoile brille pour moi afin de trouver la guérison physique car c est de cela dont on parle, le moral ne peut rien.
Mon ange gardien doit m aider à trouver les ouvertures.

je te souhaite une très bonne journée ensoleillée.
gros bisous
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clevi



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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 13:14 (2010)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude Répondre en citant

Merci encore pour ces infos.
Pour ma part, j'ai réussi à apprivoiser la solitude et j'ai essayé les différentes possibilités. Mais il faut avouer qu'à 26 ans, je n'ai jamais eu de petit copain, donc ila bien fallu que je vive, que je m'en sorte en trouvant des palliatifs: les amis, les contacts, le travail, améliorrer ses conditions de vie...
Mais bon tout cela a ses limites et j'en viens à ne plus supporter non pas la solitude, je suis seule mais pas isolée, mais plutot le vide affectif, n'avoir personne qui me réconforte, qui m'attende le soir, qui m'écoute  vraiment, quelqu'un pour qui je compte...Le bon coté c'est que comme je ne l'ai jamais vécu, ça ne me manque pas vraiment...mais j'en ai assez que pour moi rien ne bouge...toujours moi et le vide...


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chaneline
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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 14:52 (2010)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude Répondre en citant

clevi, 


tu as réussi a apprivoiser la solitude depuis quand??   
et te donnes tu le droit de mériter cela?  
il y a plein de choses qui peuvent bloquer ce que l'on voudrait pour nous...
ne serais ce que le fait de ne pas s'autoriser a s'aimer .. ou être aimé.. 
il y aussi les pensées qui jouent... si tout les jours tu te dis que je trouverai jamais quelqu'un.. tu vas dans le mauvais sens.. 
apprend pendant un certain temps a y croire comme si c'était de toute façon une évidence que ca arrive pour toi... ;-) 




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clevi



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Messages: 6

MessagePosté le: Sam 23 Oct - 14:59 (2010)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude Répondre en citant

Chaneline, je n'ai jamais eu de copain. Jamais. Pas de bisous, pas de flirt, pas de rdv galant, pas d'invitation tout court. Rien, de rien, de rien.
Et à l'adolescence, quand on voit ses copines commencer à avoir des copains, moi je regardais. Et je me disais "ça va t'arriver plus tard tu verras". Et de mes 15 ans à mes 25 ans, j'y ai cru, tous les jours.
Et même après mes 25 ans, j'ai eu 2 coups de coeur, qui n'ont rien donné...Thomas est le 2è et ça s'annonce mal comme vous venez de m'annoncer.
Et je referai peut ête una utre rencontre et je connais la suite: je vais craquer, je vais y croire, je vais espérer, je vais me prendre un rateau, et je vais encore avoir que mes yeux pour pleurer.
Et que je sois positive (comme j'ai pu l'être jusqu'à présent) ou négative, peu importe, le résultat est le même.


Donc il vaut mieux apprendre à vivre avec la solitude, c'est pas éviden. On trouve des palliatif, ça soulage un peu la plupart du temps...parfois c'est pas suffisant. On a des coups de blues répétitifs, on se demande à quoi ça sert d'être en vie mais on continue à se lever quand même le matin et on essaie de profiter de sa "liberté".


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:33 (2017)    Sujet du message: Comment apprivoiser la solitude

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